Expositions

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En 1933, sur invitation de Despiau, Gunnar Nilsson expose au Salon des Tuileries une femme en plâtre, grandeur nature, qui attire l’attention de la critique, en particulier celle de Camille Mauclair. À compter de cette date, il exposera régulièrement au Salon des Tuileries. C’est à cette époque que Despiau aurait voulu le présenter comme candidat au Prix de Rome, mais n’étant pas de nationalité française, Gunnar Nilsson ne peut pas concourir.

En 1937, il expose trois sculptures, au Pavillon Suédois de l’Exposition Universelle.

À compter de 1946, il partage sa vie entre la Suède, où il se rend chaque année, et la France. Il effectue l’essentiel de sa production en France mais vend ses œuvres essentiellement en Suède. Ses clients sont des collectionneurs comme le Major Paulsson, dans les années 50, ou Burdin, dans les années 60, ou encore des municipalités qui achètent des statues de jeunes filles ou de jeunes femmes pour orner des places, des jardins ou des monuments publics. Les premières se trouvent à Bräkne-Hoby et à Karlstad. La plus importante de ses réalisations, « La Fontaine de Blekinge », mesure trois mètres et se trouve dans le Parc de Hogland, à Karlskrona.

Dans les années 60, Gunnar Nilsson expose chez Simone Badinier, à Paris, et à la Galerie Blanche, à Stockholm. Il a le soutien d’éminents critiques comme Maximilien Gauthier, Claude Roger Marx, Charles Kunstler, en France, et Ragnar Hoppe, en Suède.

Il continue à placer des statues en Suède : à Karlshamn, à Malmö, à Olofström, à Sölvesborg. Il vend ses œuvres principalement dans sa province natale de Blekinge. En 1974, il fait une importante donation de ses créations, au Musée de Blekinge. À Stockholm, le Banque Nationale Riksbank lui achète « La Nymhe du Printemps ». En France, il place des statues à l’Ambassade de Suède, au Centre Culturel Suédois situé à l’Hôtel de Marle, dans les musées de Bordeaux, de Tours, de Saintes, de Pau et de Mont-de-Marsan. Une de ses oeuves est également au Musée d’Alger.

Il est représenté au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, au Musée des Années trente de Boulogne Billancourt ainsi qu’au Musée Paul Belmondo, Paul Belmondo ayant été un de ses plus proches amis.

Une de ses grandes œuvres demeure la statue de Saint-Anschaire, évangélisateur de la Suède, au IXème siècle. Elle se dresse, en grand format, dans la cour de l’Église Suédoise de Paris et, en petit format, dans les églises jumelées de Corbie, en France, et de Korvei, en Allemagne.

En 1984, a lieu, à Karskrona, la dernière grande exposition rétrospective de sa production.